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Calendrier de l’Avent – 2019 – #Freedomtokiss

Cette année, j’ai réalisé sur instagram, un calendrier de l’avent sur le hashtag #freedomtokiss : 23 oeuvres ou personnes queer et lgbtqi+ qui m’ont marquée cette année, plus un jour bonus, le 24, avec des conseils que je vais m’empresser de tester en 2020.

 

Je vous souhaite à tous et toutes une très belle fin d’année.

Jour 1 : George, d’Alex Gino. Livre jeunesse.
Jour 2 : Frances Cannon, artiste.
Jour 3 : Moi ce que j’aime, c’est les monstres, d’Emil Ferris. Bande-Dessinée adulte.
Jour 4 : Eclats d’Âmes, de Yuhki Kamatani. Manga tout public.
Jour 5 : Jonathan Van Ness, de l’émission Queer Eye.
Jour 6 : Sous la colline, de Sabrina Calvo. Livre adulte.
Jour 7 : She-Ra. Série animée jeunesse.
Jour 8 : Jolis Jolis Monstres, de Julien Dufresne-Lamy. Roman adulte.
Jour 9 : #Balancetonquoi & #Balancetonporc.
Jour 10 : The Umbrella Academy. Série adulte.
Jour 11 : The Seed Wolf Serie, de Yiji. Fan comic sur teen Wolf.
Jour 12 : Mes Années Hétéro, de Hugues Barthe. Bande-Dessinée adulte.
Jour 13 : Mx. Cordelia, booktubeur·se.
Jour 14 : Tales of the City. Série adulte.
Jour 15 : Stone Butch Blues, de Leslie Feinberg. Autobiographie adulte.
Jour 16 : Garçon manqué, de Samuel Champagne. Roman ado.
Jour 17 : Vivreavec_, youtubeur.
Jour 18 : Jour de Courage, de Brigitte Giraud. Roman ado.
Jour 19 : Planète Diversité, blog.
Jour 20 : Aromantic (Love) Story, de Haruka Orio. Manga ado.
Jour 21 : Stranger Things. Série.
Jour 22 : Orange is the new black. Série adulte.
Jour 23 : Terre de Brume, de Cindy Van Wilder. Roman ado.
Jour 24 : Good Omens. Série.
Jour 24 : La Cinquième Saison, Les Livres de la terre fracturée, de N. K. Jemisin. Roman.
Jour 24 : Tant qu’il le faudra, de Cordelia. Roman.
Jour 24 : Heartstopper, d’Alice Oseman. Bande-dessinée.
Jour 24 : Prince of Dragon. Dessin animé.
Jour 24 : Dans un rayon de soleil, de Tillie Walden. Bande-dessinée.
Jour 24 : L’incivilité des fantômes, de Rivers Solomon. Roman.
Jour 24 : L’Enceinte 9, d’Ophélie Bruneau. Roman.

 

La prochaine newsletter arrivera le 26 décembre 😉
Vous pouvez encore vous inscrire ici.

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Clap Final pour les Bracelets d’Emeraude

Chapitre 28Et voilà, le dernier chapitre des Bracelets d’Emeraude vient d’être posté sur wattpad.

Pour fêter cette « fin », je souhaitais revenir sur deux des personnages principaux de ce roman (je laisse Xiao pour une possible suite, ainsi que Abu, Darius et le Comte)

Il y a bien entendu d’abord Gladys Prescott.
Née à la fin du XIXème siècle dans une Angleterre dominée par le Royaume de Norvège, sa famille se retrouve rejetée de la petite aristocratie suite à la mort de son père. Son frère, alors étudiant puis devenu ingénieur, a du mal à discipliner sa sœur. Passant de fugue depuis son lycée privé de jeunes filles à des réunions syndicales ouvrières et indépendantistes, Gladys se retrouve en délicatesse avec les autorités suite à sa participation à des manifestations réprimées dans le sang.
Son frère lui trouve alors une place de jeune femme au pair et Gladys se retrouve projeté en Perse, une des plus grandes puissances mondiales, à s’occuper du jeune fils d’une grande famille bourgeoise.
Elle n’en oublie pas ses engagements politiques et rencontre le Comte, apprenti anarchiste prussien exilé.
Chapitre 27Le reste… est dans les Bracelets d’Émeraude.

Vient Salam.
A peine plus âgé que Gladys, lui a grandi dans les suites de la Révolution et les débuts de la République Algérienne, une des premières républiques au monde.
Et comme on le sait dans notre monde, dans celui des Bracelets, une révolution met souvent un siècle avant d’établir un régime solide.
Alors l’orphelin Salam, entre deux révoltes et coups d’état, survit dans les rues, passe quelques courts mois dans l’armée, et se fait, grâce à son intelligence, mercenaire. Vu l’état du monde en 1910, il se trouve de plus en plus mêlé à des affaires politiques, quoique ses propres positions restent foncièrement individualistes.
Il rêve de s’installer sur le nouveau continent, dans un territoire chinois où l’on dit que la faim n’existe pas (actuelle Californie)

Ces personnages vous plaisent ?

Alors vous pouvez lire l’intégralité des Bracelets d’Émeraude sur wattpad, gratuitement par epub sur demande, ou en version papier (pour 20€ hors fdp) par mail ou en passant par Cool Libri.

 

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Writober + Teaser

Copie de Writober 2019Bonjour à tous et toutes !

C’est à sept heures ce matin que le Writober a commencé pour moi. Petit-déjeuner englouti, il me restait une demie heure avant de partir travailler. Soit 20 minutes d’écriture sans relecture, sans correction.
Afin de ne pas me laisser engloutir par la procrastination, ce sera la même chose pour toutes les micro-nouvelles de ce mois d’octobre, jusqu’au 31. 20 minutes, montre en main, le matin, quand l’esprit est encore vierge de toute pensée et plus ou moins reposé.

Vous pouvez retrouver tous mes textes, tous les matins, sur mon compte wattpad. Et le soir ici :

Je vous rappelle les thèmes, traduits de l’Inktober officiel 2019 :

Writober 2019

Participe également à ce #Writober2019 :
Alba sur son blog Sur les frontières.
Edouard de Wilmer sur son blog Des annotations dans la marge.


 

RING

Pendant les vacances, tu aides ta mère dans ses ménages. Cela te fait un peu d’argent de poche, et elle rentre moins fatiguée le soir.

Ta mission préférée, c’est une salle de sport dans une autre banlieue que la tienne. Pour y aller, il y a plus d’une heure de bus. Ta mère fait le voyage tous les jours. Depuis que sa boîte l’envoie là-bas, elle n’a plus le temps de manger avec vous le soir. Alors au bout de trois jours, quand elle voit que tu fais bien ton travail, tu lui proposes de venir seul. Elle te fait confiance ; par rapport à ton frère, elle n’a jamais eu à se faire de souci pour toi.

Alors tu es là, dans cette salle de sport, à passer la serpillière, à jeter les serviettes oubliées dans un grand sac qui partira en blanchisserie le lendemain matin. Tu es là et tu t’imagines les hommes qui s’entraînent, qui soulèvent des poids, qui sautent à la corde. Leur transpiration suinte des murs, des odeurs âcres, pas très agréables, mais dont la climatisation n’arrivera jamais à se débarrasser.

Tu les imagines en sifflotant, à essayer de mettre un peu de musique dans ton travail. Tu ne mets pas de casque, même si ta mère n’est pas là pour te surveiller. On ne sait jamais. S’il y avait quelqu’un ici, tu ne l’entendrais pas.

Au bout d’une semaine tu prends un peu confiance et tu t’approches.

C’est une salle de boxe et il y a un ring au milieu.

Tu poses la serpillière contre ton chariot et tu grimpes.

Sur un ring, on se sent à la fois minuscule et un géant. C’est ce que tu es maintenant : minuscule, apeuré, seul, mais géant. Ici il n’y a personne pour te regarder et tu peux être toi. Tu peux être l’homme qui se présente devant toi, poing levé, torse nu, avec un short qui brille et les mâchoires carrées. Des abdos qui luisent, des gants un peu usés. Il te regarde ce mec. Il est toi.

Il est toi sans tes seins, sans tes cheveux longs et sans ton « elle » écrit partout sur tes bulletins scolaires, tes papiers, partout, partout, partout jusqu’au rose des draps de ton lit, les paillettes de la boîte de maquillage que tu gardes quand même, pour faire plaisir à maman.

Il est toi et il te regarde, poings levés. Alors tu lèves les tiens.

Le fantôme disparaît mais tu es là, tu restes, à te balancer, à refaire les scènes de Rocky, à être toi.

Tu repars, tu as encore une semaine de travail. Seul. Loin de chez toi. Presque heureux.


 

Voilà, prochain texte demain !

Et en attendant, un tout petit petit teasing sur la parution de samedi prochain…

TEaser

Mais qu’est-ce que c’est donc ?

Réponse sur ce blog et sur Wattpad samedi 😉

Bonne soirée à tous et toutes et à demain pour un nouveau texte.

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FdL : Les histoires de Milad, de Salim, de tous les autres… – Silène Edgar

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Titre : Pour un sourire de Milad.
Auteur : Silène Edgar.
Année : 2019.
Editeur : Scrinéo.

Thisbé est une adolescente joyeuse et bienveillante, partagée entre ses amis, ses cours et ses problèmes familiaux. Elle vit très mal le divorce de ses parents et la séparation avec sa jumelle, Juliette, qui est partie dans un autre lycée.

Elle tombe sous le charme de Milad, un réfugié syrien que sa classe vient d’accueillir. Est-elle attirée par sa différence, son intelligence, son aura d’ombre et de mystère ? Par le drame qu’il vit, séparé de sa jeune sœur après la noyade de leur mère en Méditerranée ?

Milad va se confier à elle et lui avouer son désir de réaliser sa légende familiale : s’il réussit à être heureux 21 jours d’affilée, les fantômes de ses ancêtres le récompenseront et lui permettront de retrouver sa sœur…


 

Titre : Ce caillou dans ma chaussure – L’histoire de Salim.caillou-dans-ma-chaussure
Auteur : Silène Edgar.

Année : 2019.
Editeur : Géphyre.

Salim est arrivé de Syrie tout seul. Orphelin, mineur isolé placé d’urgence, adolescent déboussolé.
Nicolas enseigne le français. Professeur, installé, pétri de bons sentiments.
Une demi-année scolaire.
Un compte à rebours particulier pour Salim.
Le récit percutant et perturbant de leur rencontre.

« Ne t’inquiète pas, c’est normal : en France, il y a eu plusieurs guerres au XXe siècle et les arrière-grands-pères sont souvent morts jeunes, on est habitué.
— Ah ! Chez nous, c’est pareil, mais avec les enfants. »


 

Mon avis.

Une histoire, une rencontre réelle, deux romans. Un « pour les ado » et un « pour les adultes ». Lisez les deux.
Suite à sa rencontre avec un mineur isolé, l’autrice a éprouvé le besoin d’écrire, de mettre en lumière ces garçons (et quelques fois ces filles) qui sont, paradoxalement, tout en ombres, en secrets, en silences. Ce n’est pas un hasard si le personnage de Milad ne se découvre qu’à partir où l’autre personnage voient ses fantômes. C’est encore moins un hasard qu’Un caillou… se base sur des cours de FLE, cette discipline qui permet à un·e primo-arrivant·e d’apprendre le français rapidement.
Qu’une petite fille s’enfonce dans le silence jusqu’au cri final.
Et qu’un cri se transforme en silence et en disparition.
C’est une histoire, ce sont des histoires de mots, d’incompréhension, d’ethnocentrisme aussi. Et la jeune ado de Milad s’en rend bien plus vite compte (trop vite peut-être, finissant par s’oublier elle-même) que le professeur très bobo du Caillou… Ce dernier étant également une cruelle mais bienvenue description de nos racismes quotidiens, ceux des gens biens. des intellos. Des gauchistes. Nous.
Silène Edgar tend un miroir et nous ne sommes pas beaux à regarder.
Mais il reste le sourire de Milad, et cela rassure un peu.

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FdL : Jolis Jolis Monstres – Julien Dufresne-Lamy

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Titre : Jolis Jolis Monstres.
Auteur : Julien Dufresne-Lamy.
Année : 2019.
Editeur : Belfond.

Au début des années sida, James est l’une des plus belles drag-queens de New York. La légende des bals, la reine des cabarets, l’amie fidèle des club kids et des stars underground. Quand trente ans plus tard il devient le mentor de Victor, un jeune père de famille à l’humour corrosif, James comprend que le monde et les mentalités ont changé. Sur trois décennies, Jolis jolis monstres aborde avec finesse et fantaisie la culture drag, le voguing et la scène ballroom dans un grand théâtre du genre et de l’identité.
Au cœur d’une Amérique toujours plus fermée et idéologique, ce roman tendre mais bruyant est une ode à la beauté, à la fête et à la différence. Une prise de parole essentielle.

Mon avis

Alors, difficile de se prononcer sur ce roman, dévoré en quelques jours à peine malgré le nombre de pages (384, un livre bien épais par rapport à mes lectures habituelles)
Tout d’abord, impossible de ne pas être pris par la beauté de l’écriture de l’auteur. Ça glisse, mais ça scintille, ça virevolte d’une année à l’autre, d’une perruque à un tube de rouge, ça parle de fêtes et d’amitiés, puis de violences, de sida et de perte. L’écriture est sublime.
Julien Dufresne-Lamy est également arrivé à créer des personnages plus vrais que natures, et qui côtoient des figures historiques sans faire « faux » : entre Lady Prudence meilleure amie d’Angie XTravaganza et Victor/Mia participante du RuPaulDragRace, on aurait pu faire toque. Et avouez que pour une histoire de drag, ça aurait été ironique mais malheureux. Non les personnages sont sensibles, jamais caricaturaux malgré leurs caricatures, et c’est un soulagement.
L’auteur nous fait défiler plus d’un demi-siècle d’histoire drag, d’histoire queer, à New-York, avec ses artistes connus et celles qui mériteraient de l’être. Et c’est peut-être là que le bas blesse : on a l’impression de temps en temps d’une leçon, et d’un listing de noms, alignés comme des perles sur un collier en plastique. L’équilibre est constant et le déséquilibre imminent.
A vous de voir si l’auteur se redresse in extremis ou si, pour vous, il tombe.
Quant à moi, me plonger dans cette histoire qui est, un peu aussi, malgré tout, mon histoire aussi, a été d’une douceur et d’une joie infinie.

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FdL : Jour de Courage – Brigitte Giraud

 

9782081469778Titre : Jour de courage.
Auteur : Brigitte Giraud.

Année : 2019.
Editeur : Flammarion.

Lors d’un exposé en cours d’histoire sur les premiers autodafés nazis, Livio, 17 ans, retrace l’incroyable parcours de Magnus Hirschfeld, ce médecin juif-allemand qui lutta pour l’égalité hommes-femmes et les droits des homosexuels dès le début du XXe siècle. Homosexuel, c’est précisément le mot que n’arrive pas à prononcer Livio : ni devant son amie Camille, dont il voit bien qu’elle est amoureuse de lui, ni devant ses parents. Magnus Hirschfeld pourrait-il parler pour lui ? Sous le regard interdit des élèves de sa classe, Livio accomplit alors ce qui ressemble à un coming out.
Deux histoires se mêlent et se répondent pour raconter ce qu’est le courage, celui d’un jeune homme prêt à se livrer, quitte à prendre feu, et celui d’un médecin qui résiste jusqu’à ce que sa bibliothèque de recherche soit brûlée vive. À un siècle de distance, est-il possible que Magnus Hirschfeld et Livio se heurtent à la même condamnation ?

Mon avis

Tellement habituée de lire des histoires dites « jeunesse » en éditions « jeunesse », j’ai été assez surprise de cette publication Flammarion. Alors que pour vous, lecteurices jeunesse, il ne faut surtout pas la rater !
L’écriture de l’autrice est fluide, très imagée, et l’on se sent immédiatement pris dans cet exposé, dans la position de ce grand garçon mal à l’aise, qui joue et improvise son acte, son discours, sur les visages et les réactions qu’il décrypte dans le public devant lui : la classe, son enseignante, sa meilleure amie.
Quelle souffrance de devoir passer par ce jeu de théâtre pour dire une chose si simple et si terrible à la fois : je ne fais pas partie de votre normalité ; au siècle dernier, votre normalité m’aurait mis en camp de concentration. Voilà pour le terrible. Je suis homosexuel : voilà pour le simple.
J’ai été moins convaincue par la fin de l’histoire, comme si l’autrice ne savait plus que faire de son héros, et préférait retourner vers le personnage féminin, sans doute plus proche d’elle. Une toute petite critique pour un très bel ouvrage.

Publié dans écriture, Projet

Writober et l’attente de l’automne

Bonjour à tous et toutes !

Ah, le mois de septembre, cette période un peu floue où le temps n’est ni vraiment beau ni vraiment mauvais, où l’on se trouve soudain du temps pour lire alors que l’été a été petit de ce côté-là, où les nouveaux carnets s’accumulent comme autant de nouveaux projets… mais où le cœur reste encore un peu en vacances.

Pour se remettre d’aplomb, je vous propose un aperçu du mois… d’octobre !

Et oui, parce qu’ici, en octobre, ça va déménager ! Et sur mon compte wattpad encore plus 😉

Tout d’abord, je vous propose un petit jeu copié sur nos ami·es artistes, la version micronouvelles du Inktober. Pendant le Writober, je vous proposerai une micro-nouvelle/nouvelle par jour, sur un thème précis. Le hashtag #writober sera utilisé sur twitter et wattpad.
Je me pose bien entendu également un thème supplémentaire, celui des freaks et des à côté, avec beaucoup de sujets queer, mais peut-être pas que 😉
Vous pouvez également participer, sur quelques jours ou sur tout le mois : je me ferai un plaisir de lire vos pépites et de les lister ici, une fois le mois fini !

Writober 2019


 

Toujours au mois d’octobre, à partir du 5 octobre précisément, et tous les samedis, je vous proposerai un chapitre de roman, à déguster avec un thé à la menthe et des pâtisseries sucrées pendant tout l’automne.
Je n’en dis pas plus, mais surveillez les mentions de wattpad et de mon compte Instagram.


 

En attendant, je reprends mes lectures, j’ai quelques chroniques queer à vous faire, tout en continuant mes heures de coaching avec Cécile Duquenne, pour un autre roman qui verra le jour d’ici 2020.
Et un nouveau texte (une nouvelle édition plutôt) sur wattpad, arrivera la semaine prochaine.

Une rentrée chargée vous avez dit ?

Si peu, si peu…

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FdL : Mes Années Hétéro – Hugues Barthe

EnnesTitre : Mes années hétéro.
Auteur : Hugues Barthe.
Année : 2019.
Editeur : Delcourt. Coll Encrages.

Rémi a 14 ans quand il connaît ses premières expériences avec un garçon. Mais dans la France des années 60, Rémi tient à fonder une famille. Le chemin va être long… Après des années de mariage, des enfants, une séparation, une nouvelle compagne, la dépénalisation de l’homosexualité en 82, Rémi décide de vivre enfin en couple avec Pascal et de faire son coming-out.

Mon avis

La rentrée littéraire commence magnifiquement (même avec une bande dessinée) avec cette oeuvre de Hugues Barthe. L’auteur décrit avec une très grande sensibilité ce parcours pas très exceptionnel dans homosexuel des années 50 à nos jours. La vie de province, l’émancipation des femmes, envers et contre tous, la prison des genres, la culpabilité, les sorties nocturnes en forêts, les explorations. J’ai trouvé ce livre doux et amer, une très très belle surprise.
Ci-dessous les quatre premières pages lisibles sur le site de l’éditeur (leur résumé n’est pas très heureux je trouve)

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Cagnotte : LuD – Deux

LuD

Bonjour à tous et toutes,

Un petit article spécial ce soir. Je laisse la parole à l’artiste LuD :

Bonjour, je suis LuD, auteure des BD éponymes, et jeune maman d’un futur bébé nommé « Deux ».
J’ai besoin de vous pour le mettre au monde car je n’ai pas le financement me permettant d’éditer seule. Il serait absolument dommage que cette oeuvre d’utilité publique ne voit pas le jour.
En quelque mots, « Deux » est un roman graphique de 180 pages qui aborde: la trans-identité, les discriminations, la communication, le désir, la maladie,le sexe, la prévention, l’homoparentalité, la transition, la vie quotidienne… Et qui est fabuleusement beau, résolument indispensable à votre bibliothèque puisqu’il vous contera une histoire romantique, sensuelle, drôle, positive…
Cette oeuvre a pour personnages principaux deux couple; l’un est composé de Julie et Axelle, l’autre Camille et Azra. Julie est étudiante, un brin paumée à un carrefour de sa vie; ou elle continue comme ça, ou elle change de cap. Elle est attachante, touchante, pansexuelle et amoureuse profondément d’Axelle, jolie trentenaire droite, fière, géniale, militante, trans, lesbienne… mais… qui cache des secrets difficile à conserver seule. Camille et Azra sont un couple qui activement tente de concevoir un enfant; elles s’aiment et abordent les difficultés de la vie. Camille est poly-amoureuse, non-binaire et l’amour qu’elle porte à Azra est beau, vivant. La vie justement il est en question dans ce roman graphique qui ne promet pas de vous donner le sens de celle-ci mais vous convaincre que la convergence des luttes est une des meilleures manière de se rassembler pour avoir plus de force, moins de solitude aussi. La fin de la lecture de ce tome 1 accrochera un sourire à votre visage que le quotidien n’affectera pas. Le tome 2 sortira courant 2020; vous n’attendrez donc pas très longtemps pour connaître la suite de nos héroïnes attachante.
Forte d’une première expérience d’édition réussie avec « made in love dans les chroniques de LuD « , un manifeste sous forme de BD érotique, queer, féministe et drôle, j’ai développé un de mes scénarios jusqu’à en faire une oeuvre complexe, positive, inclusive, tendre, sensuelle, nommée « Deux ». Parce qu’il faut être deux pour s’aimer, qu’il y a deux histoires dans « deux, et plein d’autres surprises que vous allez découvrir, je l’espère, très bientôt.
Il reste 5 jours pour participer : n’hésitez pas, chaque euro compte ! 🙂
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FdL : Au-delà de la pénétration – Martin Page

9782956536130-475x500-1Titre : Au-delà de la pénétration.
Auteur : Martin Page.
Année : 2019.
Editeur : Monstrograph (première édition épuisée ?)

Pourquoi écrire un livre sur la pénétration ? Parce que le sujet est là, si présent qu’il en est invisible. Surtout je voulais faire en sorte que l’on entende des choses trop souvent tues, qu’on parle, qu’on pense, qu’on considère la sexualité comme un élément de l’invention humaine, de sa culture, de ses arts, de sa politique. Je voulais qu’on entende les difficultés, les douleurs, la peur d’être anormal.e, et qu’on dise qu’on se fout de la normalité si elle signifie le mépris et le jugement pour ce qui est différent.
Ce texte est suivi d’un recueil de témoignages.

Mon avis
Quand mon libraire m’a mis ce petit ouvrage entre les mains, j’ai été perplexe. Je suis ace, femme, et lire le témoignage d’un homme cis hétéro sur la pénétration semblait à dix mille lieues de mes intérêts. Il se trouve aussi que le sujet de la sexualité sans pénétration est déjà un terrain largement défrichée par les lesbiennes. Mais bon..
Eh bien finalement cet ouvrage n’est vraiment pas si mal, voire même très réjouissant. Drôle, léger, il interroge sans détour le virilisme, l’injonction au membre masculin comme seul et unique objet à jouir (et qui doit jouir, en pénétrant, pour définir une « vrai » relation sexuelle), avec ce que j’appellerai une « fraîcheur naïve » destinée à démontrer l’absurde d’une situation.
Les témoignages qui se trouvent à partir de la moitié de l’ouvrage sont également très intéressants.
L’auteur a une langue imagée et pleine d’humour, et cela ne m’étonne pas du tout qu’il soit aussi un auteur jeunesse.
Je conseille donc fort cette petite perle… qui je crois va ressortir chez un autre éditeur.