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Writober et l’attente de l’automne

Bonjour à tous et toutes !

Ah, le mois de septembre, cette période un peu floue où le temps n’est ni vraiment beau ni vraiment mauvais, où l’on se trouve soudain du temps pour lire alors que l’été a été petit de ce côté-là, où les nouveaux carnets s’accumulent comme autant de nouveaux projets… mais où le cœur reste encore un peu en vacances.

Pour se remettre d’aplomb, je vous propose un aperçu du mois… d’octobre !

Et oui, parce qu’ici, en octobre, ça va déménager ! Et sur mon compte wattpad encore plus 😉

Tout d’abord, je vous propose un petit jeu copié sur nos ami·es artistes, la version micronouvelles du Inktober. Pendant le Writober, je vous proposerai une micro-nouvelle/nouvelle par jour, sur un thème précis. Le hashtag #writober sera utilisé sur twitter et wattpad.
Je me pose bien entendu également un thème supplémentaire, celui des freaks et des à côté, avec beaucoup de sujets queer, mais peut-être pas que 😉
Vous pouvez également participer, sur quelques jours ou sur tout le mois : je me ferai un plaisir de lire vos pépites et de les lister ici, une fois le mois fini !

Writober 2019


 

Toujours au mois d’octobre, à partir du 5 octobre précisément, et tous les samedis, je vous proposerai un chapitre de roman, à déguster avec un thé à la menthe et des pâtisseries sucrées pendant tout l’automne.
Je n’en dis pas plus, mais surveillez les mentions de wattpad et de mon compte Instagram.


 

En attendant, je reprends mes lectures, j’ai quelques chroniques queer à vous faire, tout en continuant mes heures de coaching avec Cécile Duquenne, pour un autre roman qui verra le jour d’ici 2020.
Et un nouveau texte (une nouvelle édition plutôt) sur wattpad, arrivera la semaine prochaine.

Une rentrée chargée vous avez dit ?

Si peu, si peu…

Publié dans Atelier, écriture, coaching

Retour d’expérience : Coaching journalier

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Bonjour à tous et à toutes !

En février j’ai eu l’opportunité de tester le coaching d’Aude Réco, pour une bêta en directe. Le principe en était simple : un suivi sur 30 jours, divisé en trois. Du lundi au vendredi, des petites vidéos de 5 minutes – un article complet de synthèse le samedi – un ou plusieurs exercices écrits le dimanche.
L’objectif n’était pas d’améliorer son écriture, mais d’arriver jusqu’à son écran d’ordinateur (ou devant son carnet) Et c’est ça que j’ai vraiment apprécié dans le travail d’Aude et dans l’orientation de son coaching. Parce que l’organisation logistique de son écriture est sans doute une des choses les plus compliquées à créer. Que l’on soit écrivaine à plein temps (je sais pas comment vous faites) ou salariée (comme moi)

Le format mini des vidéo est sympa et pratique puisque ça tient en une pause déjeuner, un trajet en bus, ou en faisant la cuisine le soir. Et du coup, elles ouvrent un temps d’écriture. On regarde la vidéo, et on a envie d’écrire (ou de réfléchir à son écriture)
J’ai du coup beaucoup écrit les deux premières semaines du coaching. J’ai été rattrapée par mes soucis de concentration ensuite. Cependant, ces conseils, et surtout ces pistes de réflexion m’ont permis de trouver ma propre organisation, et c’est vraiment quelque chose de précieux.

Le coaching va être ouvert au public très très très très bientôt !

Et le lien est ICI !!!!

Vraiment si vous pouvez, testez, j’y ai vraiment beaucoup appris.

Publié dans écriture, coaching, Projet

Janvier, Février, et presque Mars !

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Bonjour à tous et bonjour à toutes,

Voici, enfin, mon petit compte-rendu des mois de janvier et février.

Si vous suivez mon compte instagram ou mon compte twitter, vous savez déjà le plus important, mais cela fait toujours du bien au moral de faire le point sur deux mois de travail.

Tout d’abord, j’ai participé à une bêta sur un projet de coaching chez Aude Réco.

Cela a été une expérience agréable, plutôt motivante, même si je ne suis pas encore venue à bout de mes mauvaises habitudes, notamment mes cycles de 10 jours (10 jours de travail, 10 jours de décrochage total)

J’en suis arrivée à la conclusion que je travaille sans doute mieux par cycle de deux mois, divisés en semaines ou quinzaine. La forme d’un travail quotidien, tous les jours, régularisé à la journée ne me convient pas forcément, encore moins avec une concentration et une attention qui peut rapidement passer d’un sujet à l’autre, ou d’un domaine à l’autre (écriture, lecture, bricolage, associatif, ce sont mes 4 points d’ancrage)

Je vais finir de répondre à Aude sur ces questionnements de motivation et de gestion du temps, et je vous encourage vraiment à vous poser devant une feuille et à répondre, par écrit, à ces questions. Cela permet de se mettre à distance de son travail et peut apporter des solutions inédites !

 

J’ai donc écrit beaucoup au mois de janvier et très peu en février.

Le projet de romance HH avance plutôt bien, malgré la pause de plus d’un mois. Le projet porte toujours le titre de « Duty Free » et devra toujours être achevé d’ici le mois de mai.

J’avance lentement aussi sur le recueil « Les Monstres rêvent aussi ». J’ai eu la mauvaise idée de vouloir écrire une nouvelle trop personnelle et cela m’a complètement bloquée. Je la mets donc de côté et je continue sur d’autres textes.

J’en suis à un tiers de relecture de « Creep Show ». Une fois celle-ci finie, je passerai un temps sur la correction, puis le texte sera envoyé à un relecteur avant de passer les autres étapes de l’auto-publication. Sortie toujours prévue pour Halloween, cette année.

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En ce qui concerne les lectures, le #RainbowChallenge bat son plein !

7 livres finis, 3 en cours de lectures. Je suis assez fière de moi.

Les fiches de lectures et chroniques sont postées au fur et à mesure sur le blog.

 

Et puisqu’on parle du #RainbowChallenge (qui continue jusqu’à fin avril), vous trouverez juste ci-dessous, en cadeau, gratuitement, la version epub de « Gretel ».

Elle sera disponible en téléchargement jusqu’à la fin du challenge.

Bonne lecture !

https://drive.google.com/open?id=1WVEhbDAUKvPkQvpaVzygJf4aAOFxFLyg

 

Pour revenir à mon organisation personnelle, suite au coaching d’Aude, j’ai pris deux décisions. Ou plutôt j’ai enfin franchi le pas !

Pour la première, je laisse un peu le suspens (si vous suivez twitter et mon #FuckFearChallenge, vous savez déjà), mais pour la seconde, la voici : je vais prendre un coach personnel.

Depuis que j’ai quitté le forum Cocyclics, je me sens un peu seule dans mon processus d’écriture. Mais je n’ai pas de temps à consacrer (à de très ou trop rares occasions) à la relecture de textes de collègues. Revenir sur le forum ne peut donc pas être une bonne idée (Cocyclics fonctionne sur le principe de l’échange) Donc une coach, pour Les Chasseurs, qui est un roman qui m’est très cher, et que j’espère pouvoir vous faire découvrir très vite.

 

En attendant, vous pourrez me retrouver au Salon du Livre le vendredi 15 mars, à partir de 11h, sur le stand MxM Bookmarks.

J’y signerai l’anthologie « Tatouage ».

N’hésitez pas à venir me faire un coucou !

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Bonne semaine à tous et toutes,

 

Célia 🙂

Célia

Publié dans écriture, général, Méthodologie

Les conseils durent 10 minutes

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En ce moment, plein de copines font des articles assez chouettes sur l’écriture, des conseils, des listes de trucs qui fonctionnent (pour elles), des idées reçues, etc. Je trouve ça super cool.
Mais laissez-moi d’abord vous parler de Marie Kondo.
Le monde a découvert sa méthode de rangement grâce à Netflix (engagement minimal, mise en spectacle agréable), mais elle est aussi l’autrice d’un livre qu’on pourrait dire de Développement personnel (engagement maximal, genre manuel de trucs à faire)
Moi j’ai un problème de ménage. Je ne suis pas bordélique, mais je n’ai jamais l’énergie pour ranger. Même si on me dit de faire « une fois beaucoup puis un peu tous les jours »
Un programme télé ne me poussera pas à suivre une méthode, même bonne (engagement minimal) et je n’arrive pas à lire les livres de non-fiction, encore moins des livres de développement perso qui me culpabilisent plus qu’autre chose (engagement bien trop important)
Or, la méthode de Marie Kondo est sortie en… manga ! Beaucoup plus court que le livre, plus pratique que la série télé, rigolo, pour moi c’était parfait.
Est-ce que j’applique la technique Marie Kondo depuis ?
Non. Mon attention dure toujours entre cinq minutes et une heure, rarement plus. Et je hais le ménage.
Mais pendant un temps, cette méthode, sous cette forme-là, a fonctionné.
Et je ne lui demandais rien de plus.

Des méthodes, sous des formes diverses, à utiliser pour toujours ou pour très peu de temps.

Quand on est malade de dépression et/ou de troubles de l’attention, on peut développer une immense culpabilité à ne pas trouver SA méthode d’écriture.
Même quand on écrit depuis près de vingt ans.
Même quand on limite sa méthode au minimum.

Par exemple écrire et lire tous les jours.

Je suis incapable de faire ça.

L’adage « plus on écrit, plus on lit » ou « il faut lire pour écrire » : c’est faux.
En tout cas, dans mon cas, ça ne fonctionne pas comme ça.

Cela fait plus d’un mois que je n’ai pas ouvert un livre, et pourtant cela fait cinq jours que j’arrive de nouveau à écrire. Et… tant pis ! Oui j’ai des difficultés à trouver mes mots mais ils arrivent quand même !

Je sais que certaines personnes ont besoin d’une grille stricte pour venir à bout de leurs troubles.
Pas moi.
Mais j’ai appris dans la douleur que, chez moi, un conseil durait une semaine, un bullet journal, deux jours, une envie d’écrire, un mois maximum, des idées, quelques minutes. Je m’adapte après des années à essayer de dompter cette insupportable va-et-vient entre tout et rien.
Parce que je sais aussi que quand ça arrive, je fonce et que là les conseils seront HYPER efficaces. Que je peux écrire énormément en très peu de temps, lire très vite, construire tout autant. Et tant pis si ça retombe aussi vite. Ce n’est pas grave. Ça reviendra. Et j’ai le temps.

Avant j’essayais de compenser : trouver un appel à texte quand je bloquai sur un texte, trouver un nouveau roman à écrire en attendant la réponse d’un éditeur, bricoler quand je n’arrive pas à lire, m’investir dans l’associatif pour avoir quelque chose à faire quand l’écriture n’est pas là et que ne RIEN faire est insupportable.
Table rase. Non. C’est culpabilisant, et ça mine la santé.
Aujourd’hui j’écris quand je peux, je lis quand je peux, et quand il n’y a rien à faire… je ne fais rien. Je trouve que c’est une grande victoire à ma mesure.
Si je suis en Salon et que la foule commence à m’étouffer ? Je pars, et tant pis si je « rate » des trucs.
Il y a un appel à texte super cool ou une nouvelle maison d’édition qui a l’air vraiment chouette ? Si l’effort est trop important pour ma santé, non, on laisse tomber.

C’est pas grave.

Rien n’est grave.

L’écriture est quelque chose de bien trop important pour être « grave ».

 


 

Silène Edgar : Au gré de mes Humeurs.
Agnès Marot : Les Mots d’Aelys.
Nadia Coste : Blog. Bêtises. Bouquins.

 

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2019 : Corrections et Recueil

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Sur les quatre projets 2019 (dont un continuera sans doute aussi en 2020) il y en a deux qui poursuivent le mouvement commencé avec Gretel, soit l’auto-publication. Même si après réflexion et suivant l’expérience de Gretel, les formats en ligne (en epub et sur Wattpad) seront très certainement en lecture libre, donc gratuits. Seuls les exemplaires papier seront payants.
Mais avant de parler de cela, parlons des deux projets, dont l’un va peut-être rappeler des souvenirs à certain·e·s 🙂

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Creep Show.

Il s’agit d’un roman court d’horreur, sur un thème que j’adore : la maison hantée (et pas en T)
Le texte avait bénéficié d’une bêta-lecture complète sur Cocyclics, mais n’avait pas su attirer les éditeurices. Tant pis pour ielles…
Nous suivons dans ce texte le club cinéma d’une fac qui se retrouve, pour le week-end, dans une maison picarde loin de tout. Tensions, burn-out, ruptures, ce serait bien de laisser les déboires de la vie réelle derrière soi pour profiter de deux jours de détente.
Sauf que non…
Les étapes à passer avant la publication en ligne de Creep Show et son passage en papier : Relecture, Nouvelle Correction, et voilà !
Je vise une sortie pour Halloween.

 

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J’ai eu la chance d’être publiée dans plusieurs maisons d’édition, qui, malheureusement, ont fermé les unes après les autres. Me reste plusieurs nouvelles (déjà lisibles sur mon compte Wattpad)
Je rêve d’un joli recueil pour ces textes, voisins de quelques inédits (trois ou quatre nouveaux textes)
Pour ce projet j’hésite entre une édition simple en papier (format epub gratuit comme pour Creep Show) et une édition plus complexe avec une illustration originale par texte (ce qui nécessitera un budget important)
J’y réfléchis encore.
Nouvelles qui feront partie du recueil : Verre Brisé, Le Bal des Méduses, Les Reines de l’Évasion.

Je suis très heureuse d’avoir programmé ces deux projets : moins longs que l’écriture d’un roman entier (la moitié du travail est déjà faite, ou au moins le tiers), ils me permettront d’avoir une production « entière et finie » en 2019. Et ça fait toujours du bien 🙂

Alors, qu’en pensez-vous ?

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Méthodologie : 30 Conseils de Nadia Coste

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Je pourrais commencer par : si vous ne connaissez pas Nadia Coste, jetez-vous sur ses livres !

Nadia est une autrice dont j

’ai eu la chance de lire deux manuscrits, et dont j’apprécie beaucoup les romans pour la jeunesse (avec un faible pour les romans courts)

Depuis le début de l’année 2019, elle offre des conseils pour les écrivains et écrivaines : un conseil par jour pendant 30 jours, sur des thèmes très variés qui concernent soit directement l’écriture, soit sur ce qui l’entoure, notamment les outils d’écriture ou les rituels.

Ce qui est vraiment chouette avec ces petits articles, c’est leur simplicité.

Si vous êtes auteurice débutant·e, vous y avez une introduction claire et rapide sur l’écriture.

Si vous êtes auteurice plus expérimenté·e, c’est parfait pour se remettre dans le bain (ce dont j’avais personnellement bien besoin)

Le tout est dans la simplicité !

Je mets ces suites d’article au même plan que les déclencheurs de Lionel Davoust (parfait quand on ne sait pas quoi écrire du tout) et le défi sablier de Samantha Bailly (juste excellent pour programmer sa semaine d’écriture sans vraiment le faire)

Publié dans écriture, général

2018 : AUTO EDITION, ASSOCIATIONS ET TROUBLES DE L’ATTENTION

Dans quelques jours 2018 va s’achever et j’ai l’impression d’être dans un meme internet : se dire que l’année a été horrible/pas géniale et que la prochaine ne peut être que meilleure, comme en 2017, comme en 2016, comme en 2015. C’est un peu le cas de beaucoup de monde. Et pourtant, quitte à rester dans les poncifs, on peut aussi se construire dans le malheur, ou dans le « pas si bien j’aurai préféré quelque chose de mieux ».

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Alors voilà, d’un point de vue personnel, 2018 aura été l’année de trois gros événements qui ont profondément modifié mon rapport à l’écriture, à la création et à l’engagement queer (le but de ce blog ne l’oublions pas)

 

En début d’année, j’ai partagé, viscéralement, profondément, le coming-out de Mélanie Fazi. Heureux hasard, mon « vrai » coming-out familial (autre qu’en non-dit) s’est fait naturellement le lendemain de Noël, grâce à Nous qui n’existons pas, lu par ma maman dans la nuit.

 

En juin et juillet, deux expériences se sont télescopées de la pire des manières : une violence psy en milieu associatif (deux associations, deux violences, en même temps), et l’accident de mon papa.

La première remet en cause encore aujourd’hui mon engagement en association, et je pense que je vais mettre très longtemps avant d’y remettre le nez. J’ai décidé d’être un peu égoïste sur ce point-là.

L’événement familial a été une douche glacée. Ils sont là, mais ils peuvent disparaître du jour au lendemain. Et on veut, je veux leur donner le meilleur de moi-même avant cet arrêt brutal.

 

L’auto-édition est arrivée là.

Que mon papa, et les gens que j’aime, aient entre les mains un livre « à moi » et surtout « de moi », en entier. Juste comme ça. C’est un symbole, qui a sacrifié peut-être au travail éditorial extérieur, au professionnalisme. Gretel ne sera jamais sur les étals des libraires, n’ira jamais en Salon, ne sera lu que par une vingtaine de personnes tout au plus. Mais il existe.

J’ai parlé pour expliquer ce pas de l’auto-édition de littérature de niche, d’absence d’éditeurs qui pourraient s’y intéresser, de calendriers éditoriaux insupportables, mais le fait est là, la raison principale est là : j’avais besoin que ce livre existe tout de suite, là et maintenant.

 

Cette expérience a également mis en exergue un état que j’ai cherché à nier ou à rabaisser depuis longtemps, parce que je n’ai jamais été diagnostiquée, parce que cela peut être vu comme un enfantillage, un manque de maturité ou je ne sais quoi.

Ce trouble me pourrit la vie comme il peut me la simplifier.

Être capable de corriger, publier, communiquer sur un livre en trois mois.

Et ne pas pouvoir se concentrer plus de dix minutes sur la correction d’un texte court, qui sera toujours repoussé, encore et encore et encore.

Pouvoir lire quatre livres en un week-end.

Et ne pas pouvoir en lire un seul en quatre mois.

Et ainsi de suite.

Il faut naviguer autour de ce trouble de l’attention, et gérer les crises d’angoisse qu’il peut amener.

Être réaliste sur le peu de public que l’on a, et faire une insomnie sur l’absence de retour sur un texte.

Naviguer entre deux états qui semblent totalement contradictoires, entre un état hyper efficace (et fatigant) et un état paralysant (tout aussi fatigant), entre une vie où rien n’a d’importance et une autre vie où le moindre signe prend des allures de montagne, un calendrier au jour le jour et celui qui oblige à prévoir, organiser, gérer.

Oui, on peut dire que ce n’est pas toujours facile.

Les trois mois de Gretel ont permis de domestiquer un tout petit peu cet état, mais ils m’ont laissé sur les rotules.

J’ai repris avec la participation à #FreedomToKiss, et là il y a eu aussi angoisses et colères injustifiées.

L’année prochaine j’ai mon voyage à New-York, et là encore ça va être compliqué. Mais on va y arriver 🙂 (et je vais m’acheter une couverture lourde pour éviter les angoisses le soir parce que quand je suis au lit c’est pour dormir !)

 

Du coup, dans toutes ces circonvolutions psychologiques, on peut sortir quelques réalisations finalement pas si misérables que cela…

 

Début d’année sortie de deux anthologies auxquelles j’ai participé :

Tatouage

Tatouage, aux éditions MxM Bookmarks, maison que j’ai découverte à cette occasion, avec une des meilleurs cm du monde. Vraiment.

La nouvelle s’appelle Un point dans un motif. J’y joue sur un trope de fanfic (les marques d’âmes soeurs) et j’ai pris beaucoup de plaisir à l’écrire. C’est aussi une longue nouvelle, ce qui m’arrive assez rarement.
ICI

 

NuttyNutty Bite, aux éditions Nutty Sheep, maison que je ne connaissais pas non plus.

La nouvelle ici c’est Je suis morte. Et je suis extrêmement fière parce que mes parents ont adoré. Merci merci merci !
ICI

 

 

 

Fin septembre, Mélanie Fazi est venue parler de Nous qui n’existons pas à Strasbourg, et ce fut très chouette aussi. Ce fut une belle rencontre avec un public peu nombreux mais très à l’écoute. Et puis Léo Henry était là et c’est toujours cool.

Melanie et Leo

 

Novembre, après deux mois de campagne ulule, sortie de Gretel.

Je ne reviendrai pas dessus, mais j’ai été très heureuse de voir le travail de Leslie Boulay sur la couverture, le soutien des contributeurices, les personnes qui ont acheté ce livre.

J’avoue attendre les retours avec appréhension, mais déjà, ce livre existe, et c’est merveilleux. ICI

Gretel

 

Décembre, #FreedomToKiss.

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A la rentrée, nous avons été témoins de nombreuses agressions homophobes médiatisées. Cela a « commencé » avec l’assassinat de Vanessa Campos en août, et cela ne s’est pas arrêté. Cindy Van Wilder a alors lancé ce petit hashtag, des textes et des baisers pour lutter contre l’homophobie.

J’ai pu écrire quatre textes, comme les quatre bougies de l’Avent, un par week-end précédent Noël. Et j’avoue que j’en suis particulièrement fière. Il y a Issue de Secours, Sur le chemin de la maison, Notification et Conte de Noël. Et des jolis retours.

 

Voilà pour 2018 et sinon j’ai eu un nouveau tatouage !

Tatou

 

Pour 2019, trois projets au programme :

– Participation à l’appel à texte de Noël de MxM Bookmarks, qui va me prendre une bonne partie de janvier et février ;

– Correction d’un de mes romans pour une publication (sans doute… Creep Show !) ;

– Auto-publication (enfin !) d’un recueil de nouvelles.

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Et si j’ai encore l’énergie à la fin de l’année, j’aimerai me concentrer sur une de mes deux séries : Omega ou les Chasseurs.

 

Vous pourrez retrouver tous mes projets et mes lectures sur ce blog, sur ma page facebook, de temps en temps sur mon instagram et sur le site « pro » créé à l’occasion de la sortie de Gretel.

 

 

Je vous aime et je vous souhaite une très belle année 2019.

 

Publié dans Méthodologie

Outils : Write Control

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Samedi matin apparaît sur mon fil twitter le nom de Write Control, logiciel pour auteurices (Merci Delphine pour le retweet ^^).
Poussée par la curiosité et la procrastination, je me penche sur le sujet… Et je tombe amoureuse.

Write Control est un outil d’écriture en ligne.

Il permet de créer des projets et de travailler dessus à la manière de Scrivener (LE mastodonte du milieu).

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Pour chaque projet, on a :
– Les séparations en scène et/ou chapitres
– Les annexes (préface, postface, dédicace, etc)
– Les objectifs (par nombre de mots ou de caractères, par séance, chapitre, jour, mois, livre)
– Les fiches personnages
– Le texte en lui-même
– Le mode tuile (une case par chapitre, pour permettre de les réarranger)
– L’ajout de documents externes
– Une carte mentale hyper intuitive
– Des statistiques

Le traitement de texte intègre un dictionnaire de synonymes, un détecteur de répétitions et correcteur d’orthographe.

Le logiciel dispose aussi d’un mode « nuit » (fond noir et caractère jaune, reposant pour les yeux) et d’autres thèmes pour sortir du noir et blanc tout simple. Mais tout reste sans fioriture.

Les projets s’auto-enregistrent régulièrement.

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Un programme d’export permet d’enregistrer le fichier en format .docx, html et epub, avec intégration de la page de titre, sommaire (et ça c’est bien cool), préface, postface, et autres.

Le seul défaut du logiciel est qu’il n’y a pas (pour l’instant ?) d’enregistrement vers dropbox ou vers les disques durs des utilisateurices.

Sur la page d’accueil, il y a une liste des fonctionnalités à venir, avec possibilité de voter pour ses préférées (genre la création de cartes ou des effets sonores que JE VEUX (je suis une fana des bruits de machine à écrire, comme sur feu Q10), intégration d’Evernote, mode défi et outils de co-écriture)

En fait, c’est comme si les créateurs avaient pris tous les logiciels d’écriture et en avaient fait une synthèse ultime.

JE. SUIS. SUR. LE. POPOTIN…

Note encore : le logiciel est gratuit pour l’instant. Cela ne va pas durer et c’est normal.
Sur twitter, @WriteControl lance une demande sur la façon dont leur permettre de continuer ce projet. Je suis partisane de l’abonnement, ou, pour commencer, d’une campagne type Ulule pour les soutenir.

Vraiment, jetez un oeil dessus.

Perso, je vais continuer sur cet outil 🙂

 

Le site ici.
Le compte Twitter.

Publié dans général, Méthodologie

Méthodologie : Les bullet journal

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Bonjour à tous·tes !

En attendant le prochain atelier d’écriture, j’aimerai vous parler organisation.
Quand on commence à écrire, il arrive assez souvent qu’on se dilapide entre fichiers .txt ou .doc, feuilles volantes, envers de feuilles de cours, carnets multiples, etc. Tout le monde (ou presque) le fait, mais cela peut amener à de gros soucis : la perte de texte, la perte des idées, la perte de la structure du récit, l’oubli du fameux « bon j’en étais où dans mon texte ? »
J’ai longtemps cru que j’arriverai à adopter un rangement virtuel efficace, par logiciel dédié (comme scrivener) ou par tableau excel.
Haha.
Non.

Du coup j’ai adapté la méthode des bullet journal, ces carnets à customiser, où on multiplie les stickers, les cadres, les dessins, afin de pouvoir mieux organiser sa vie (soyons honnête, organiser toute une vie dans un bullet journal, j’y arrive pendant quatre jours et ensuite…) Mais en catégorisant de façon claire chaque pan de mon travail d’écrivaine, j’ai pu dégager une méthode assez sympa, peu chronophage mais qui garde tout de même l’attrait du bulleto (les stickers, les cadres et les stylos de couleur)

D’abord, j’ai séparé trois catégories : les romans, les nouvelles et les corrections.
Une seule obligation : comme je dois suivre le déroulement du cahier, de la forme papier, impossible de commencer un nouveau projet sans avoir fini le précédent (un de mes énormes défauts)

Commençons par le cahier « Roman » 

IMG_5401Après une première page de titre où on s’amuse un peu (titre, genre, date d’échéance s’il s’agit d’un appel à texte, etc), l’introduction avec le pitch et le chapitrage.
Le pitch doit tenir dans une seule phrase (voire la Méthode des Flocons), les chapitres sont descriptifs mais restent courts.
Pourquoi ? Pour avoir l’assurance qu’on maîtrise déjà son histoire avant de commencer à l’écrire. Il y a déjà eu un travail préparatoire (sur brouillon) et le coucher sur le carnet permet de le mettre à plat et de se dire « yeah ! déjà une étape de franchie)
Bien entendu, tout peut évoluer, mais la grille de base est bien présente.

IMG_5402Ensuite je fais des fiches de personnages, puis je réserve une page par chapitre, et je découpe chaque chapitre en trois avec des noeuds dramatiques qui font avancer l’action entre chaque.
Je note les personnages présents dans une case, les éléments distinctifs du chapitre dans l’autre, le « cliffhanger » qui amène à la suite en bas.
Enfin un comptage des sec (signes espaces comprises) ou des mots. Avec la date pour voir mon avancement.

Une fois le chapitre fini, je repasse sur ma page d’intro, je mets un petit point à côté du titre du chapitre et je passe au suivant. Ni relecture approfondie, ni correction, on continue !

Et ainsi on avance.

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Vient le carnet « Nouvelle ».

Je l’ai pris exprès plus petit pour éviter, physiquement, de développer des histoires qui doivent tenir en moins de 30 pages en moyenne (voire encore moins)

On s’amuse de nouveau avec la page de titre.

 

 

 

IMG_5404Comme on parle ici d’appels à texte, donc de deadline, je crée d’abord une page placée dans le temps (ici premier semestre 2018), sur laquelle je note les appels que j’ai repérés et qui me plaisent (pas trop, deux/trois par semestre, et toujours : ne pas en choisir un suivant tant qu’on n’a pas fini le précédent !)
Je note les points les plus importants : sujet de l’appel, genre, éditeur/association, forme du texte de soumission, nombre de sec/mots, date limite, mail de soumission.
Même si je sais où trouver ces indications sur les nets, mieux vaut les avoir sous la main tout de suite.

 

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Ensuite on crée trois/quatre pages par nouvelle. La première contient le thème de l’AT, le nombre de sec, la date limite et le ton général du texte (genre notamment), puis un calendrier précis, enfin le nombre de sec à la fin de l’écriture.
Ce sont des points hypers importants afin de ne pas louper la date limite sans faire exprès ou de se mettre « hors les clous ».

 

 

 

IMG_5406Seconde page de la nouvelle : le plan détaillé !
Trois parties, chaque partie divisée en trois ou quatre scènes, histoire de ne pas s’éparpiller et arriver sur un roman de 500 pages au lieu d’une nouvelle de 4 ^^
A la fin de l’écriture de chaque scène, je note le nombre de sec, afin de garder un récit équilibré (plus ou moins, les retouches se font en correction)

Le reste des pages peut être dévolu à la correction ou aux recherches s’il faut en faire.

 

 

Enfin le carnet « Corrections » !
Je hais les corrections, mais c’est une étape importante d’un roman, donc il faut y passer. Mais comme elles ne font pas partie du processus d’écriture premier, je les mets dans un autre cahier (surtout qu’il peut se passer quelques mois voire quelques années entre les deux processus !)

IMG_5407Première page :
– Titre.
– Plan de travail : relecture intégrale pour se remettre le texte en tête, nouveau plan, nouvelles fiches de personnages, tri des scènes déjà écrites (celles qu’on garde, celles qu’on ne garde pas), réécriture, relecture.
– Calendrier pour noter son avancement.
– Index / Date d’envoi aux éditeurs / Autres

En fait le sommaire de ce carnet dépend vraiment du volume de travail à faire sur le roman. Personnellement, mes soucis se font surtout sur la narration (manque de souffle, longueurs, etc) et quasi pas sur les personnages donc mon travail principal est de refondre un chapitrage correct. Pour d’autres auteurs·trices ce sera autre chose.

IMG_5408Exemple ici :
Chapitrage entièrement refait avec des titres hypers descriptifs et les flash-backs qui seront insérés dans le chapitre en lui-même.

 

 

 

 

Voici donc en gros ma façon d’adopter la mode du Bullet Journal et j’avoue qu’elle me correspond assez (pour l’instant)
Peut-être que je vous aurais donné des idées pour votre propre organisation 🙂