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Fdl : Le Garçon et la ville qui ne souriait plus – David Bry

Le Garçon et la ville qui ne souriait plus – David Bry

Titre : Le Garçon et la ville qui ne souriait plus.
Autrice : David Bry.
Année : 2019.
Editeur : Lynks.

Romain fuit chaque nuit sa demeure bourgeoise et confortable, pour rejoindre la Cour des Miracles où vivent les anormaux – fous, difformes, obèses, et autres parias parqués là par les Lois de l’Église. Le soir de ses quinze ans, il découvre qu’un terrible complot vise les habitants de la Cour.
Des coupe-gorges de Mouffetard aux ruines de Notre-Dame, il devra compter sur son ami Ambroise, sur Joséphine, Lion et Akou, pour lever le voile sur la conjuration et échapper aux terribles Lames Noires, à la solde de l’archevêque de Paris.
Dans un monde assombri par la peur et l’intolérance, le salut peut-il venir de quelques adolescents en quête d’amour et de liberté ?

Une réflexion sur l’adolescence et la difficulté d’être soi
Un hymne à la liberté et à la différence
Suspens et romantisme dans un Paris inspiré de celui de Notre-Dame-de-Paris.

Mon avis.
J’étais passée devant ce livre à plusieurs reprises (la couverture et le tire sont assez fascinant je trouve), et il m’a fallu une recommandation pour enfin l’acheter.
Je me suis retrouvée dans un Paris que je connais bien, pour avoir dévoré Hugo et Zola dans mes jeunes années. Bien que d’un ton et d’un style YA (ce n’est pas une critique), les influences se sentent, notamment de Hugo, avec cette cour des miracles à laquelle nous nous sommes tant identifié. Ici pas de belle fausse Espagnole, mais des grosses, des géants, des nains, des bossus, des gens hors de la norme. De ceux dont la société n’apprécie pas qu’ils se fondent en communauté mais qui les force à l’isolement, à l’altérité, à ne pas appartenir à rien, à moins de « devenir normal »
Il ne s’agit même pas d’une métaphore, parce qu’ici, cette mise à l’écart sonne tellement, tellement vrai. Et les héros et héroïnes, nous les croisons tous les jours, même dans nos miroirs.
Une très belle surprise pour ma part.
Merci.

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FdL : Sacrées Sorcières – Pénélope Bagieu

Couverture du livre "Sacrées Sorcières"
Sacrées Sorcières – Pénélope Bagieu

Titre : Sacrées Sorcières.
Autrice : Pénélope Bagieu sur un texte de Roald Dahl.
Année : 2020.
Editeur : Gallimard.

Les enfants sont répugnants!
Ils puent! Ils empestent!
Ils sentent le caca de chien!
Rien que d’y penser, j’ai envie de vomir!
Il faut les écrabouiller!
Les pulvériser!
Écoutez le plan que j’ai élaboré pour nettoyer l’Angleterre de toute cette vermine…

Attention! Les vraies sorcières sont habillées de façon ordinaire et ressemblent à n’importe qui. Mais elles ne sont pas ordinaires. Elles passent leur temps à dresser les plans les plus démoniaques et elles détestent les enfants. La Grandissime Sorcière compte bien les faire tous disparaître. Seuls un jeune garçon et son extravagante grand-mère semblent capables de l’en empêcher…

Mon avis.
Je ne connaissais pas le livre de Roald Dahl, même pas en souvenir (de l’auteur il ne me semble avoir lu que Charlie et la Chocolaterie) Je ne connaissais donc absolument pas l’histoire, je ne connaissais « que » le style de Pénélope Bagieu. J’ai été surprise (dans le bon sang) par les deux.
Par la cruauté de l’histoire et par le « glow-up » comme disait un de mes potes, de Pénélope. Les enfants et les souris sont d’un mignonnerie à toute épreuve, les vieilles dames sentent les crêpes et les biscuits cuillères (et le Porto), les sorcières sont un peu ridicules mais si méchantes. C’est juste parfait.
Lisez-le si ce n’est déjà fait, et offrez-le à vos nièces et neveux, vous leur ferez un merveilleux cadeaux avec cette bande-dessinées au format « pour les grands » mais avec une histoire « pour eux »

Publié dans coaching, général, Projet

Passé déformé et Avenir à choisir

Newsletter envoyé le 26 décembre dernier.

Bonjour à tous et à toutes,


Il y a deux façons d’envisager Noël dans notre société très binaire : une fête chaleureuse et familiale, permettant de se reposer et de profiter des siens et de se retourner sur l’année écoulée avec une espèce d’apaisement bienvenu ; et une période déprimante, fatigante et stressante, où tous les échecs de l’année écoulée vous arrivent en pleine tronche, et où vous vous imposez un bonheur pour ne pas faire peur à votre entourage (quand vous en avez un)


Le repos est nécessaire, ça, nous le savons, même quand on a du mal à nous l’imposer à nous-mêmes.


Cette année, j’ai réussi (pour l’instant) à sortir de cette binarité. Le bonheur à tous les étages n’est pas possible mais le bonheur par petites périodes est nécessaire. Et la déprime et les regrets sont bien là, mais les transformer et voir à travers eux est également possible. Je vais avoir des moments en famille, des joyeux et des plus mélancoliques, et je me suis trouvée des moments seule, chez moi, pour souffler. Un petit équilibre nécessaire.

Quand j’ai regardé l’année écoulée, je suis restée bloquée à ce second semestre assez catastrophique, éreintant et pas très heureux. Et puis je suis allée voir l’article de blog de janvier où je parlais de mes projets : aucun n’a été exécuté. Ni la correction et publication d’une novella d’horreur, ni la publication d’un recueil de nouvelles.


De quoi déprimer sec en fait.


Mais en fait, que s’est-il vraiment passé cette année ?


Des heures de coaching avec Cécile Duquenne pour rationnaliser mon écriture.


Des heures d’écriture pour avancer un projet vieux de plus de dix ans, et qui a immédiatement hérité de l’hashtag #labombe.


Un roman corrigé, publié en ligne, publié en papier, et qui reçoit quelques doux retours.


Un repas magique avec une belle amie.


Des rencontres aussi, et un projet pour 2020 qui sera magique.


Et aussi une meilleure connaissance de moi-même, et cette capacité, en cette période de Noël, de me trouver des moments pour moi qui rendront les moments en famille plus beaux (et moins mélancoliques)


Je l’ai sans doute déjà dit ici, dans cette newsletter :


Rien n’est binaire. Rien n’est tout noir ou tout blanc.


Nous arrivons enfin à l’appliquer dans nos écrits et à le voir dans nos lectures, à le deviner dans nos vies politiques aussi. Alors autant l’appliquer à nous-mêmes.


Oui les projets passés n’ont pas été réalisés. Mais tant d’autres choses ont été faites !


Oui on va, comme d’habitude, se projeter vers l’avenir, refaire un bullet journal, faire des plans sur la comète. Mais on saura aussi que si cela change, ce ne sera pas grave.


Alors quels sont mes projets pour 2020, à ce jour et à cette heure-ci, quelques heures avant de passer le Réveillon en famille et d’ouvrir les cadeaux ?


Finir #labombe. Soit relire ce qui a déjà été fait, finir la partie II et écrire la partie III.


Reprendre le coaching ! Yeah !


Refondre mon site pour y intégrer une boutique.


Organiser le Salon FantastiQueer pour le mois de septembre, un salon du livre dédié à l’imaginaire queer.


Et voilà.


Et vous, quels sont vos projets ?


Et qu’avez-vous réalisé cette année, que cela ait été prévu ou non ?

La prochaine newsletter partira ce vendredi 😉