FdL : Éclat(s) d’âmes – Yuhji Kamatani

9782369742739-475x500-1Titre : Éclat(s) d’âmes.
Autrice : Yuhji Kamatani.
Éditeur : Akata.
Année : 2018 (1er tome)

« Deux jours avant les vacances d’été… je crois que je suis mort ». C’est ce qu’a pensé Tasuku le jour où un de ses camarades de classe lui a piqué son smartphone, alors qu’il était en train de regarder une vidéo porno gay dessus. La rumeur s’est répandue comme une traînée de poudre. Tasuku pense alors à se suicider, ne pouvant supporter cette réalité dont il n’avait pas encore complètement conscience lui-même, mais craignant aussi le regard de la société.
Pourtant, alors qu’il s’apprête à sauter dans le vide, il aperçoit, au loin, une mystérieuse silhouette de jeune femme qui le devance et… saute dans le vide ?! Intrigué, terrorisé, il s’élance vers l’endroit d’où elle a sauté. Il y découvre, stupéfait, que la jeune femme est encore en vie, et qu’elle est l’hôte d’une sorte de résidence associative, véritable safe space où se réunissent diverses personnes LGBT.
De rencontre en rencontre, le jeune lycéen va apprendre à se connaître, à s’accepter, et trouver sa place dans le monde.

 

Mon avis :

J’avoue que je n’attendais pas forcément grand chose de cette série en 4 tomes. J’ai même trouvé que le 4ème et dernier volume était un peu précipité, comme si l’autrice voulait se dépêcher de finir son histoire.
La trame est relativement classique : un héros perdu, en pleine crise d’identité, un ami/camarade/némésis ténébreux, et une série de personnages autour de lui, chacun présentant une facette du monde queer.
Et pourtant deux choses m’ont profondément touchée dans Éclat(s) d’âmes.
Tout d’abord l’immense poésie de la mise en scène et des dessins, avec une utilisation des métaphores visuelles qui n’est pas sans rappeler le magnifique Infirmerie après les Cours, violence psychologique en moins.
Et puis il y a le personne de l’hôte.
Ni femme, ni homme, ni sexué, ni asexué, ni enfant, ni adulte, ni hétéro, ni homo (ET PLUS FORT POUR LES ABRUTIS QUI PENSENT QUE LES ACE N’APPARTIENNENT PAS AU MOUVEMENT QUEER) (Pardon pour l’interruption).
Une façon poétique de décrire une certaine idée de l’asexualité qui m’a bouleversée.
Comme me bouleverse ces œuvres dites sans importance (la bande-dessinée et encore plus le manga) qui arrivent à parler d’une identité que tant d’autres médias ignorent encore.

Livre lu dans le cadre du #RainbowChallenge 2019.

Livres lus :
– Mon frère féminin, Marina Tsvetaeva.
– Ça raconte Sarah, Pauline Delabroy-Allard.
– Terre de Brume, Cindy Van Wilder.
– Moi ce que j’aime, c’est les monstres, Emil Ferris.
– Éclat(s) d’âme, tome 1-4, Yuhki Kamatani.
– Celle que je suis, tome 1, Bingo Morihashi et Suwaru Koko.
– Aromantic (Love Story), tome 1-4, Haruka Ono.

Livres en cours :
– Notre Désir, Carolin Emcke.
– Homo – Question sociale et question sexuelle de 1864 à nos jours, Gilles Dauvé.

 

Je fais une petite pause dans mon challenge : je suis en train de lire Culture du viol à la française de Valérie Rey-Robert, que j’ai découverte il y a quelques années avec l’excellent blog Crêpe Georgette.

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