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Méthodologie : Les bullet journal

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Bonjour à tous·tes !

En attendant le prochain atelier d’écriture, j’aimerai vous parler organisation.
Quand on commence à écrire, il arrive assez souvent qu’on se dilapide entre fichiers .txt ou .doc, feuilles volantes, envers de feuilles de cours, carnets multiples, etc. Tout le monde (ou presque) le fait, mais cela peut amener à de gros soucis : la perte de texte, la perte des idées, la perte de la structure du récit, l’oubli du fameux « bon j’en étais où dans mon texte ? »
J’ai longtemps cru que j’arriverai à adopter un rangement virtuel efficace, par logiciel dédié (comme scrivener) ou par tableau excel.
Haha.
Non.

Du coup j’ai adapté la méthode des bullet journal, ces carnets à customiser, où on multiplie les stickers, les cadres, les dessins, afin de pouvoir mieux organiser sa vie (soyons honnête, organiser toute une vie dans un bullet journal, j’y arrive pendant quatre jours et ensuite…) Mais en catégorisant de façon claire chaque pan de mon travail d’écrivaine, j’ai pu dégager une méthode assez sympa, peu chronophage mais qui garde tout de même l’attrait du bulleto (les stickers, les cadres et les stylos de couleur)

D’abord, j’ai séparé trois catégories : les romans, les nouvelles et les corrections.
Une seule obligation : comme je dois suivre le déroulement du cahier, de la forme papier, impossible de commencer un nouveau projet sans avoir fini le précédent (un de mes énormes défauts)

Commençons par le cahier « Roman » 

IMG_5401Après une première page de titre où on s’amuse un peu (titre, genre, date d’échéance s’il s’agit d’un appel à texte, etc), l’introduction avec le pitch et le chapitrage.
Le pitch doit tenir dans une seule phrase (voire la Méthode des Flocons), les chapitres sont descriptifs mais restent courts.
Pourquoi ? Pour avoir l’assurance qu’on maîtrise déjà son histoire avant de commencer à l’écrire. Il y a déjà eu un travail préparatoire (sur brouillon) et le coucher sur le carnet permet de le mettre à plat et de se dire « yeah ! déjà une étape de franchie)
Bien entendu, tout peut évoluer, mais la grille de base est bien présente.

IMG_5402Ensuite je fais des fiches de personnages, puis je réserve une page par chapitre, et je découpe chaque chapitre en trois avec des noeuds dramatiques qui font avancer l’action entre chaque.
Je note les personnages présents dans une case, les éléments distinctifs du chapitre dans l’autre, le « cliffhanger » qui amène à la suite en bas.
Enfin un comptage des sec (signes espaces comprises) ou des mots. Avec la date pour voir mon avancement.

Une fois le chapitre fini, je repasse sur ma page d’intro, je mets un petit point à côté du titre du chapitre et je passe au suivant. Ni relecture approfondie, ni correction, on continue !

Et ainsi on avance.

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Vient le carnet « Nouvelle ».

Je l’ai pris exprès plus petit pour éviter, physiquement, de développer des histoires qui doivent tenir en moins de 30 pages en moyenne (voire encore moins)

On s’amuse de nouveau avec la page de titre.

 

 

 

IMG_5404Comme on parle ici d’appels à texte, donc de deadline, je crée d’abord une page placée dans le temps (ici premier semestre 2018), sur laquelle je note les appels que j’ai repérés et qui me plaisent (pas trop, deux/trois par semestre, et toujours : ne pas en choisir un suivant tant qu’on n’a pas fini le précédent !)
Je note les points les plus importants : sujet de l’appel, genre, éditeur/association, forme du texte de soumission, nombre de sec/mots, date limite, mail de soumission.
Même si je sais où trouver ces indications sur les nets, mieux vaut les avoir sous la main tout de suite.

 

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Ensuite on crée trois/quatre pages par nouvelle. La première contient le thème de l’AT, le nombre de sec, la date limite et le ton général du texte (genre notamment), puis un calendrier précis, enfin le nombre de sec à la fin de l’écriture.
Ce sont des points hypers importants afin de ne pas louper la date limite sans faire exprès ou de se mettre « hors les clous ».

 

 

 

IMG_5406Seconde page de la nouvelle : le plan détaillé !
Trois parties, chaque partie divisée en trois ou quatre scènes, histoire de ne pas s’éparpiller et arriver sur un roman de 500 pages au lieu d’une nouvelle de 4 ^^
A la fin de l’écriture de chaque scène, je note le nombre de sec, afin de garder un récit équilibré (plus ou moins, les retouches se font en correction)

Le reste des pages peut être dévolu à la correction ou aux recherches s’il faut en faire.

 

 

Enfin le carnet « Corrections » !
Je hais les corrections, mais c’est une étape importante d’un roman, donc il faut y passer. Mais comme elles ne font pas partie du processus d’écriture premier, je les mets dans un autre cahier (surtout qu’il peut se passer quelques mois voire quelques années entre les deux processus !)

IMG_5407Première page :
– Titre.
– Plan de travail : relecture intégrale pour se remettre le texte en tête, nouveau plan, nouvelles fiches de personnages, tri des scènes déjà écrites (celles qu’on garde, celles qu’on ne garde pas), réécriture, relecture.
– Calendrier pour noter son avancement.
– Index / Date d’envoi aux éditeurs / Autres

En fait le sommaire de ce carnet dépend vraiment du volume de travail à faire sur le roman. Personnellement, mes soucis se font surtout sur la narration (manque de souffle, longueurs, etc) et quasi pas sur les personnages donc mon travail principal est de refondre un chapitrage correct. Pour d’autres auteurs·trices ce sera autre chose.

IMG_5408Exemple ici :
Chapitrage entièrement refait avec des titres hypers descriptifs et les flash-backs qui seront insérés dans le chapitre en lui-même.

 

 

 

 

Voici donc en gros ma façon d’adopter la mode du Bullet Journal et j’avoue qu’elle me correspond assez (pour l’instant)
Peut-être que je vous aurais donné des idées pour votre propre organisation 🙂