Publié dans Atelier

Atelier d’écriture : l’écriture inclusive

Capture-4

 

Allons directement au point le plus important de ce dernier atelier d’écriture : sa non-mixité (à 95% dira-t-on). Celle-ci n’est pas imposée, mais factuelle. Il est clair que dans un centre LGBTQI+, une activité, même ouverte à tou·te·s, attirera essentiellement des membres de la communauté.
Du coup, en commençant cette séquence sur l’écriture inclusive, inutile de revenir sur l’intérêt d’une telle écriture, parce que les personnes présentes, en tant que concernées, n’avaient pas besoin d’en connaître la raison. Et ça, c’est plutôt cool !

Revenons à l’atelier.
Comme pour les autres, je me suis fondée d’abord sur l’article « écriture épicène » de wikipedia, qui a permis de synthétiser des choses que je savais déjà, et de les mettre en forme correctement.
Aller sur google pour trouver des articles adéquats est tout simplement impossible : le moteur de recherche est noyé sous les articles populistes, masculinistes et autres.

Voici quand même quelques ressources utiles :
Expliquez-moi l’écriture non-sexiste, chez Simonæ.
Le langage neutre en français, chez Genre!
Féminisation de la langue, chez Ça fait genre.
Petit déco de français neutre inclusif, chez Unique en son genre.

Le pdf de l’atelier reste très sommaire, puisque la séquence s’est essentiellement focalisée sur des exercices pratiques.
Il est disponible atelier5.

Les exercices se sont divisés en quatre parties :

1. Se présenter et donner son métier/occupation principale et un de ses hobby. Les garçons étaient un peu privilégiés, puisqu’il s’agissait de pouvoir féminiser son propre métier ou son hobby.

2. Décliner des dénominations de métier ou d’activité au masculin, féminin et neutre. À l’occasion nous avons inventé un nouveau mot : magiciel, la forme neutre et non-binaire de magicien et magicienne 🙂

3. « Corriger » une lettre administrative (lettre de motivation) en langage inclusif. Force est de constater que cela ne change pas grand-chose et que cela prouve bien que non, l’écriture inclusive ne va pas détruire la langue française.

4. Décrire en une vingtaine de ligne un personnage sans jamais faire état de son genre. Un exercice d’une vingtaine de minutes qui a permis aux participants d’inventer des mots, d’utiliser les pronoms iel/yelle, de jouer sur les mots épicènes, et de nous livrer une demie-douzaine de texte que vous pouvez lire ici !

TextesAtelier5

Ces textes ne sont pas à partager, ni à modifier, ni à commercialiser.

ap,550x550,12x16,1,transparent,t.u6

Publié dans fiche de lecture

FdL : L’écriture créative – Josette Carpentier

Couverture de l'ouvrage "L'écriture créative" de Josette Carpentier
« L’écriture créative » de Josette Carpentier

Titre : L’écriture créative.
Autrice : Josette Carpentier.
Editions : Eyrolles.
Année : 2009.
Pages : 122.
Prix : 18€.

Le petit livre de Josette Carpentier fait partie de la collection « Les Ateliers d’Ecriture » aux éditions Eyrolles.

Ici, pas besoin de pratiquer le yoga, de posséder SA pièce de travail insonorisée avec un joli bureau en acajou, ni d’acheter un beau carnet et un stylo plume hors de prix. Ni de faire sa propre psychothérapie avant d’écrire.

Non, l’autrice va à l’essentiel en six étapes : « vous ouvrir à l’écriture », « stimuler votre créativité », « raconter vos histoires », « vous familiarisez avec l’écriture poétique », « exprimer vos ressenties et votre monde intérieur » et « écrire libre ». Chaque séquence débute par une demi-dizaine de fiches de synthèse, de conseils et d’explication sur les exercices. Puis vient la partie fun : les exercices ! Des textes courts, un énoncé qui tient en quelques lignes, et à vous l’inspiration !

Conclusion :

Un « livre à piocher », qui n’a pas besoin de se lire dans l’ordre, et qui permet de s’exercer à écrire ou de se donner quelques déclencheurs quand on souffre de la page blanche. Court, direct, et somme toute assez parfait pour l’usage qu’il peut en être fait.