Les Bracelets d’Emeraude

Bonjour à tous et toutes,

Aujourd’hui, c’est la sortie des Bracelets d’Émeraude !

En voici la « fiche technique » :

Couverture

Les Bracelets d’Émeraude

de Célia Deiana

Dos Carré Collé – novembre 2019

1910.
Dans une Perse surpuissante mais minée par les attentats révolutionnaires, un groupe communiste organise le rapt d’un jeune prince étranger. Chargée de l’enlèvement, Gladys, jeune femme au pair venue d’Angleterre, fait face à des défis beaucoup plus dangereux et immoraux que ceux auxquels elle s’attendait.
Accompagnée du jeune prince, de ses protecteurs et d’un mercenaire algérien opportuniste, Gladys va traverser un pays entier et voir sa vision du monde complètement changer.

Format : 160mm x 240mm
Nombre de pages : 282
ISBN : 9791034320615
Langue : français
Genre : Romans, Science Fiction

Lien pour pouvoir acquérir ce chef d’oeuvre ❤ :
Cool Libri

Vous pouvez également toujours recevoir un exemplaire dédicacé en commentant ce post, ou sa version facebook 🙂

Les références du roman sont également sur GoodReads si vous souhaitez partager vos avancées de lecture : Ici.

Les Bracelets d'Emeraude (6)

Bien entendu vous pouvez continuer à lire gratuitement cette histoire sur Wattpad(les prochains chapitres arriveront dans la journée, la vie réelle m’empêchant de le faire tout de suite) ou sur epub (envoyé sur simple demande par commentaire ou mail)


 

Je rappelle qu’il existe maintenant une newsletter « A l’attention d’iel était une fois », bimensuelle, qui parle d’écriture, de vie, et des neuroatypies, plus particulièrement des troubles de l’attention et hyperactivité.

Lundi 25 novembre : Précommande des Bracelets d’Emeraude

Précommandes

Bonjour à tous et toutes,

Voilà, dans un peu moins de 24h, je mettrai en pré-commande 5 exemplaires papier des Bracelets d’Emeraude.
Voici donc un petit rappel sur le fonctionnement de ces commandes

1. Instagram

Je ferai un post Instagram avant de partir au boulot demain matin, donc vers 8h.
Vous pourrez commenter sous la photo pour réserver votre exemplaire.

2. 25€

Les Bracelets d’Émeraude sont mis en vente à 20€, auxquels je rajoute 5€ de frais de port. Les envois se feront en envoi collissimo, en enveloppes pré-timbrées (celles à 8€)

3. Paypal

Arrivée à midi ou à 17h, bref que je sortirai de ma formation, je contacterai chaque commentateurices un·e à un·e pour confirmer les réservations. Les paiements se feront exclusivement par paypal, à une unique exception : si vous habitez Strasbourg et que la livraison se fait « à la main » (si c’est le cas d’ailleurs, vous n’aurez bien entendu pas à payer des frais de port ^^)

4. Envois

Les envois se feront samedi 30 novembre.

5. Retours

Les Bracelets d’Émeraude sont présents sur le site et l’application Goodreads. N’hésitez pas à faire part de vos avancées de lecture et/ou de votre appréciation générale dessus.

6. Sortie

Si vous n’avez pas pu obtenir de précommande, pas de panique !
Le livre sera disponible en impression à la demande, à partir du samedi 30 novembre, sur le site de Cool Libri.

Et bien entendu, le livre est toujours en lecture libre sur wattpad (publication en cours) et sur epub à la demande (il suffit de m’écrire… et de me laisser un petit don sur kofi si vous le souhaitez)

Les Bracelets d’Emeraude : pré-commandes !

CouvertureBonjour à tous et à toutes !

Annonce aujourd’hui.

Depuis quelques semaines, Les Bracelets d’Emeraude est disponible à la lecture sur wattpad, à raison de deux à trois chapitres par semaine.

La version papier sortira le samedi 30 novembre sur le site CoolLibri (nouvel imprimeur, de meilleure qualité que Lulu), pour un prix de 20€ pour 282 pages de bonheur.

Mais voilà, parce qu’il faut bien aussi fêter cette sortie, je vous permets de précommander 5 livres, dédicacés, avec quelques surprises toutes douces en plus.

Les précommandes se feront lundi 25 novembre, sur instagram.

Alors préparez-vous et rendez-vous lundi !


1910.

Dans une Perse surpuissante mais minée par les attentats révolutionnaires, un groupe communiste organise le rapt d’un jeune prince étranger. Chargée de l’enlèvement, Gladys, jeune femme au pair venue d’Angleterre, fait face à des défis beaucoup plus dangereux et immoraux que ceux auxquels elle s’attendait.

Accompagnée du jeune prince, de ses protecteurs et d’un mercenaire algérien opportuniste, Gladys va traverser un pays entier et voir sa vision du monde complètement changer.


 

Représentation de l’asexualité

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Au-dessus, l’exception qui confirme la règle – Daryl Dixon – The Walking Dead

Je reproduis ici le texte de Ligue AceAro sur la représentation sociétale et culturelle des personnes et personnages aromantiques et asexuels.


 

Les idées véhiculées autour de l’asexualité et de l’aromantisme jouent un rôle important dans l’image que nous avons de nous-mêmes. Dans cette optique, il est important de connaître les principales représentations stéréotypiques des personnes aroaces, y compris les trois principaux modèles qui nous représentent dans les médias et la fiction.

Comme des enfants Nous sommes représenté·e·s comme des enfants, c’est à dire des personnes qui n’ont pas grandi et qui n’ont pas atteint la maturité. Le passage à l’âge adulte est idéalisé au travers d’images très conventionnées autour de la sexualité et de la romance.

On attribue dès le plus jeune âge des « amoureuxes » aux enfants, mais l’intégration de cette norme amatonormative (et hétéronormative) est vue comme une indication de la maturité de l’enfant : iel a formé une relation amoureuse donc iel a grandi, iel a eu ses premiers rapports sexuels donc iel est enfin un homme/une femme (dans un modèle binaire et transphobe). Mais les conventions sociales ne s’arrêtent pas là.

La performativité d’une pratique amoureuse et sexuelle est requise régulièrement à tout âge. Des périodes de grâce sont néanmoins accordées aux personnes ayant subi un trauma, un deuil ou une rupture et les attentes se réduisent à mesure qu’une personne vieillit.

Une personne aroace ayant découvert son identité tôt subira dès l’adolescence une pression sociale pour se conformer à l’hétérosexualité et à l’amatonormativité. Cette pression, une personne ayant mis des mots sur son identité tardivement, se la sera vue imposée de manière progressive et exponentielle. Mais, en revanche, plus iel aura passé de temps à essayer de se conformer et plus cela sera utilisé pour invalider son identité aroace : « si tu as dit ceci ou fait cela, tu ne peux pas vraiment être aro/ace ».

Un exemple de personnage de fiction subissant une infantilisation du fait de son aromantisme et/ou de son asexualité est Todd Chavez de la série BoJack Horseman. Il est représenté comme ne vivant pas dans la réalité Un exemple de personnage de fiction subissant une infantilisation du fait de son aromantisme et/ou de son asexualité est Todd Chavez de la série BoJack Horseman. Il est représenté comme ne vivant pas dans la réalité et est considéré avec mépris et exclu des discussions adultes par son entourage. Dans la société, ce stéréotype s’exprime par l’idée que les identités aro et ace sont une phase.

On nous pose également quasi systématiquement des questions intrusives sur nos pratiques sexuelles et romantiques, en supposant que nous n’avons pas assez d’expérience et qu’il suffirait que l’on rencontre la bonne personne pour « grandir ».

Comme des robots Nous sommes représenté·e·s comme des robots, c’est à dire mécaniques, dénué·e·s de sensations et de sentiments. Dans la fiction, il est courant de représenter des personnages unidimensionnels et déshumanisés.

Ces personnages sont qualifiés de monstrueux initialement, avec deux parcours possibles. Dans le premier cas, iels peuvent être humanisé·e·s en étant montré·e·s comme ayant un béguin ou formant une relation romantique et sexuelle.

Dans le deuxième cas, quand iels sont montré·e·s comme restant insensibles face à une séduction ou des perspectives de relations, cela renforce leurs caractérisations de monstres, quels que soient leurs autres traits de caractère.

Il existe un amalgame entre autisme, asexualité et aromantisme, qui nous déshumanise tou·te·s par le biais de codes culturels. Un personnage codé autiste se verra privé de son humanité et l’une des façons de le coder autiste est de le coder aroace, et inversement. Par « coder », nous entendons donner des signes visibles indiquant un certain trait, en se basant sur les préjugés de l’audience, lesquels ont été construits au fil du temps par la presse et la fiction.

Un personnage comme Sheldon Cooper dans The Big Bang Theory est un bon exemple (du moins dans les premières saisons) : il dit n’avoir aucun intérêt pour les relations amoureuses et sexuelles, c’est-à-dire être aroace, mais ce point est considéré comme le signe de son autisme. Il a du mal à interpréter certains codes sociaux comme la séduction, ce qui tend à faire penser qu’il est autiste, mais le public l’interprète comme un signe qu’il est aroace.

Dans les deux cas, il est un objet de dérision, parce qu’il est « différent », et il est déshumanisé dans les propos des gens qui l’entourent et dans le regard de l’audience (PS : La série le représente systématiquement comme ayant des traits autistiques, malgré les protestations du personnage qui déclare qu’il ne l’est pas, car il a été « testé »). Nous avons des dizaines d’exemples similaires, mais c’est le plus connu.

Comme des psychopathes Nous sommes représenté·e·s comme des psychopathes, un niveau supplémentaire de déshumanisation. Nous avons fait le choix de parler des stéréotypes de manière graduée, parlant d’abord d’être considéré·e·s comme des enfants avant d’aborder les regards de dégoûts associés des accusations de pédocriminalité. Nous ne rentrerons pas davantage dans le détail, mais nous pouvons donner trois exemples : Raito Yagami, Dexter et Sherlock Holmes ; les trois personnages sont (ou sont considérés comme) des criminels à surveiller et/ou à abattre. Nous pouvons également mentionner le fait que tous les personnages dont nous avons parlé sont des hommes, car il n’y a peu ou pas de représentations de femmes ou de personnes non-binaires aces et/ou aro.

Nous comptons parler plus spécifiquement des personnes perçues hommes, qui sont vues comme dangereuses, voire inhumaines, du fait de leur non-conformité à une norme zedsexuelle et amatonormative, dans un texte futur.

Instrumentalisation Nos existences sont souvent instrumentalisées et cette instrumentalisation n’est pas confinée à produire des œuvres de fiction ou des reportages sensationnalistes. Nous avons observé de manière informelle les mentions de l’asexualité et l’aromantisme qui ne proviennent pas de contenus à visée pédagogique. Ces dernières se déclinent en trois catégories. Premièrement, nous avons les personnes qui nous rejettent, nous déconsidèrent publiquement ou nient l’existence de nos identités : « c’est pas une orientation » ou « ça existe pas les asexuel·le·s/aromantiques ». Deuxièmement, nous avons les personnes qui font de l’asexualité et de l’aromantisme des blagues : « tu vas devenir asexuel·le, lol, tu vas tenir deux semaines », « Les relations c’est de la merde, je vais devenir aro ».

Enfin, il y a les personnes qui instrumentalisent nos identités à des fins politiques. Nous estimons que nous ne sommes pas des jokers à brandir pour gagner un argument et que la parole des concerné·e·s prime, y compris pour les personnes aroaces.

On parle de nous sans nous donner la parole, en ne relayant jamais nos problématiques et en utilisant nos existences à des fins politiques. Or ces dernières ne sont pas toujours en phase avec nos revendications, notamment en confondant abstinence et asexualité, célibat volontaire et aromantisme. Toutefois, les idées véhiculées ne sont pas toujours mauvaises : l’asexualité et l’aromantisme sont utilisés pour dire que le sexe et la romance ne sont pas universel·le·s et pour contester la domination masculine cisdyadique hétérosexuelle.

Cependant, dans la pratique, cela donne souvent un résultat très maladroit : « t’es pas obligé·e de te mettre en couple, tu peux devenir aromantique » ou « nan mais le sexe c’est pas obligé, y a des gens qui sont asexuel·le.s ».

Conclusion Nous avons fait des choix dans nos exemples pour rester brevs, mais nous pouvons fournir des exemples de tout ce dont nous avons parlé. Ce texte date de juillet 2019, et c’est un portrait très actuel. Nous espérons qu’il ne sera plus valable dans quelques années.

Si vous êtes concernæs et que ce texte vous parle, n’hésitez pas à nous contacter. – FIN

 

Nanowrimo, newsletter et vacances

Un trône qui ne tient à rienNovembre arrive !

Alors que je ne pensais pas le faire cette année, la multiplication des projets en septembre et octobre m’oblige à participer au nanowrimo 2019.
Vous pourrez suivre mes avancées ici.

Il se trouve que j’ai une deadline pour le roman appelé #LaBombe. Et que donc, cette deadline, c’est fin novembre.
Oups…
Et que je n’ai pas pu me pencher dessus depuis au moins septembre.
Re-oups.

Donc octobre s’achève, et avec octobre, un de mes gros projets en cours (un dossier de subvention en association pour un projet dont je vous parlerai sans doute en février)

Du coup j’ai (un peu) le temps et je reprends #LaBombe.
Sauf que reprendre le nom du hashtag pour désigner mon projet, je trouvais ça pas très clair, pas très logique.
Donc je profite de ce nano pour vous dévoiler le titre réel de #LaBombe : Les Chasseurs. Avec le titre du volume : Le Roi.

Le pitch ?
Alexandre ressort un jour de la jungle transformé : il vient d’assister au massacre de sa famille entière. Rempli de colère et de culpabilité, victime de visions fantomatiques, il va adhérer à une organisation hyper violente dont le seul but est l’annihilation des créatures de la nuit, des vampires.
Sauf que…

Vous en avez l’eau (ou le sang, en cette nuit d’Halloween) à la bouche ?
N’hésitez pas à me suivre sur mon compte nanowrimo.

Et si vous êtes de Strasbourg, j’organise tous les vendredis de novembre, un write-in queer en toute inclusivité à La Station, centre LGBTQI+ d’Alsace 🙂

Bonne soirée à tous et toutes 🙂

Nanowrimo 2

A L’Attention de Iel était une fois – newsletter

A l'attention

La surprise du samedi, qui accompagne la sortie des nouveaux chapitres des Bracelets d’Emeraude, ne concerne pas aujourd’hui, directement, lesdits chapitres.

Plusieurs projets me trottent dans la tête depuis quelques temps, et il en est un que je souhaite réaliser aujourd’hui, grâce à vous, pour vous… et pour moi.

J’en ai déjà parlé un peu sur le blog, je vis avec un trouble de l’attention non diagnostiqué, dont je ne cherche pas à savoir s’il est de naissance ou dû au PTSD que je traîne depuis maintenant trente ans. De toute façon cette quête de l’origine n’a pas vraiment d’importance pour moi. Par contre, domestiquer ce trouble est complètement nécessaire à mon bien-être et à l’accomplissement de mes projets (de mes rêves ! Soyons un peu poétique !)

Comment se matérialise ce trouble ?

On peut résumer cela par des moments plus ou moins longs de « rien », souvent accompagnés de signes dépressifs, d’ennui et de fatigue. Ces moments sont très réguliers et j’ai appris, très récemment, à les prendre pour ce qu’ils sont (des phases qui se finissent forcément), à écouter mon corps et à ne pas culpabiliser (ce qui en conséquence diminue les passages dépressifs)

Bien entendu il y a les moments où le contraire total arrive : des temps plus ou moins longs d’hyper activité. Là aussi, il faut apprendre à les dominer et à être à l’écoute de son corps. Parce que sinon, le burnout n’est pas loin. Dans ces périodes, je cumule les projets, je me disperse, je suis enthousiaste sur tout. Malheureusement comme nous sommes dans un cycle, il arrive, la plupart du temps, que la période de « rien » arrive avant que j’ai pu finir quoique ce soit.

Ce qui m’aide, c’est de verbaliser mes projets. D’un côté je dresse mes intentions hyper actives en mettant des mots sur chaque projet : le temps ralentit, je réfléchis, je ne fonce plus tête baissée. Et d’un autre côté, après une période de « rien », j’ai tous les outils pour reprendre le projet laissé en plan quelques semaines (ou mois) plus tôt sans avoir à me replonger dans un méandre désorganisé et foutraque.

J’ai envie de partager cette verbalisation.

Ou plutôt, de vous partager les avancements de mes projets (dont certains sont encore bien secrets), à la fois pour vous offrir un aperçu de mon travail en amont du texte, et en amont des autres projets non strictement littéraires, mais aussi pour vous montrer, si vous aussi êtes sujets à des phases dépressives et/ou de burnout, que c’est possible. Que faire le mieux avec les quelques temps de motivation que l’on trouve est tout à fait gérable sans mettre son corps et sa santé mentale en danger.

J’ai donc créé une newsletter bimensuelle dont le premier envoi se fera la vendredi 1er novembre.

Vous pouvez vous inscrire ici : A l’Attention d’Iel était une fois – Newsletter

 

Et parce qu’on est samedi, les chapitres suivants des Bracelets d’Emeraude sont disponibles sur wattpad 🙂

Le cheval soulevait des mottes de terre à chaque galop. Gladys sentait sa transpiration, ses muscles prêts à céder, qui faisaient écho à ses propres douleurs. Doucement, comme elle le faisait lorsqu'elle montait en

Writober Jours 16 à 18

16. Sauvage

 

On m’a déjà traité d’animal. Cinq minutes après m’avoir dit que j’étais contre-nature.

Les gens ont du mal à se mettre d’accord, même dans leur tête.

D’ailleurs ils ne comprennent même pas ce que je suis. Seulement que je ne fais pas partie de leur système. Parfois j’ai envie d’argumenter, de leur montrer que je fais bien partie de la société, que je suis poli, éduqué, civilisé, que je demande la permission avant de toucher les gens, que je ne suis pas un meurtrier, un pervers, un sauvage.

Non, correction, le dernier terme ne va pas.

Je ne vais pas argumenter contre mon côté barbare.

Là, comme je vous parle par la pensée, je suis presque nu, juste habillé d’un short. Face à la mer. Cheveux au vent. Je cours, j’écarte les bras et je hurle.

Je suis un sauvage.

Je le suis tellement bien.

Votre société civilisée, éduquée, binaire, hyper sexualisée mais tellement, tellement conservatrice, je n’en veux pas.

Vous dites que je suis un animal ? Eh bien tant mieux.

Vous dites que je suis contre-nature ? Et pourquoi pas ?

Je suis un sauvage et je vous hurle de toute ma colère et de toute ma joie.

 

17. Ornement

 

C’est très discret.

Juste une broche, une toute petite, payée même pas 50cts. Elle est sous le revers de ton blouson, même pas devant non. Elle est juste au-dessus de la poche intérieure. Tu la sens. C’est un peu idiot, mais elle est juste sur ton cœur.

Elle est de toutes les couleurs.

Un jour ce sera un immense drapeau accroché sur le mur de ta chambre.

Mais pour l’instant ça suffit. Une toute petite broche sur ton cœur.

 

18. Inadapté·e

 

Les cours d’éducation sexuelle sont les pires du monde quand ils ne sont pensés que pour les hétéros.

Aussi les plus dangereux.

En tout cas les plus inadaptés à au moins un ado sur dix.

Ça fait beaucoup non ?